LES DEBATS

Véra


1. Le viol dévoilé

| Mercredi 14 février, 22h30 |

Parmi les grands tabous qui ne se montrent ni ne se parlent, le viol a longtemps souffert de la loi du silence. Désignant la victime et non le violeur comme coupable, et, pire comme souillée. Ce silence fausse les statistiques mais de plus en plus de femmes osent parler et l’on s’aperçoit que le viol touche toutes les couches sociales et principalement les jeunes filles.

Le cinéma s’en fait peu l’écho sauf dans de rares documentaires. De la misogynie à la violence ordinaire, il n’y a qu’un pas, et les soirées festives souvent tournent au drame.

Débat animé par Marie-France Casalis, C.F.C.V - Collectif Féministe Contre le Viol, en présence de Gérard Mordillat et Caroline Chomienne.

La Leçon de danse


2. Les arts urbains

| Jeudi 15 février, 22h30 |

Au-delà du street art, l’art urbain, considéré durant des années comme illégitime, assimilé à la délinquance plus qu’à la création se voit aujourd’hui ouvrir les portes du marché de l’art et des musées.

En s’institutionnalisant, les messages ne perdent-ils pas de leur vigueur et de leur crédibilité ? Ce mouvement artistique contestataire d’une incroyable vitalité qui a pris son essor dans les rues de New York au début des années 1970 et qui est rapidement devenu un phénomène mondial va-t-il garder sa radicalité et son inventivité en dépit de sa récupération par les marchés de l’art ? Ces moyens d’expression continuent-ils d’évoluer en périphérie du monde artistique sous de nouvelles formes ?

Débat animé par Véronique Mesnager, expert en art urbain et commissaire d’exposition, en présence de Caroline Chomienne, Corinne Atlas et Norma Claire.

Véra


3. « Profiter » de sa jeunesse : les drogues « récréatives »

| Vendredi 16 février, 22h15 |

Ils croyaient faire la fête, s’affranchir des contraintes et des normes, surfer sur leur jeunesse dans des paradis artificiels... et bientôt ils tombent de haut... On ne sait pas trop ce qu’on consomme et d’ailleurs on consomme rarement ces produits tranquillement à la maison, mais plutôt dans un cadre festif, avec un mélange des produits stimulants et sédatifs, qui baissent l’activité respiratoire.

Le mélange avec de l’alcool risque d’emporter nos jeunes. Alors que ce n’était pas le but de cette consommation.
(Il faut avoir conscience du marketing international autour de ces drogues. Le chiffre d’affaires est monstrueux.)

Débat animé par Jean-Pierre Winter, psychanalyste, philosophe et auteur de nombreux ouvrages, dont : Les hommes politiques sur le divan ; Les errants de la chair. Etudes sur l’hystérie masculine ; Les images, les mots, le corps. Entretien avec Françoise Dolto ; Transmettre (ou pas) ; Peut-on croire à l’amour? En présence de Caroline Chomienne et Corinne Atlas.

Chica


4. La nouvelle vague féminin du cinéma

| Samedi 17 février, 16h30 |

Depuis les années 70, des réalisatrices commencent timidement à émerger dans le 7ème art. Dans le domaine de la fiction comme du documentaire, elles sont de plus en plus reconnues, croit-on. Mais les statistiques démentent cette impression : moins de 20% des films sortis en salles sont l’œuvre de femmes.

Pourtant les films de femmes disent le monde autrement par leur engagement politique, la représentation des malaises sociaux, et les images de la femme, de son corps, de sa sexualité, de sa vie amoureuse, familiale. Et bien sûr les rapports entre hommes et femmes... En quoi les films de femmes sont-ils différents ? Peut-on parler de « cinéma féminin féministe ou militant ? Ou tout simplement d’un autre regard derrière la caméra ?»

Débat animé par Rachel Khan, auteure de "Les grandes et les petites choses", comédienne, responsable de Causette Afrique, et Véronique Mesnager, expert en art urbain et commissaire d’exposition, en présence de Caroline Chomienne, Corinne Atlas et Andrea Sitter.

Cuba no, Cuba si


5. Pas de quartier : un autre regard sur les quartiers populaires dans le cinéma

| Dimanche 18 février, 17h15 |

Contrairement aux médias qui véhiculent la plupart du temps une image négative des quartiers sensibles le cinéma n’a t-il pas un rôle à jouer pour inverser cette vision ? En montrant une banlieue qui ne serait pas le négatif de la ville.

Depuis peu le cinéma apporte sur les populations des banlieues pauvres un autre regard que celui de la distance à la norme et de la marginalité. Il montre que la question ne se réduit pas à un “problème social”, et non seulement pointe le problème de l’exclusion mais développe la présence de nouvelles formes du lien social. Au-delà du racisme et du sexisme il montre que s’instaurent de nouvelles solidarités.

Débat animé par Gérard Mordillat, écrivain, cinéaste, président d’Altermédia en présence de Caroline Chomienne et Corinne Atlas.

Coucher de soleil sur le 9.3


Cours plus vite que la vie


6. Danser sa vie

| Lundi 19 février, 22h30 |

Les films de fiction comme les documentaires sur le monde de la danse saisissent l’émotion des spectateurs, par le partage d’un sentiment en musique. C’est un moment de bonheur, un moment où le personnage danse sa vie, sublime le présent, qu’il soit triste ou gai.

Chorégraphes, compositeurs et cinéastes travaillent ensemble pour mettre en scène les corps en mouvement et restituer une chorégraphie propre au film : une danse spontanée, une scène du répertoire classique émouvante, une danse de fête, une danse solitaire, une danse dans la rue. Le corps du cadreur peut aussi entrer dans la danse - comment filmer la grâce, restituer le sublime ?

De la comédie musicale classique aux essais contemporains, les chorégraphes Andrea Sitter et Karine Saporta et la cinéaste Caroline Chomienne croisent tous les modes d’irruption de la danse au cœur de leurs films, pour le plus grand plaisir des danseurs et des spectateurs. Un langage original dans le cinéma français.

Débat animé par Rosita Boisseau, auteure de "Danse contemporaine", journaliste spécialiste de la danse contemporaine, en présence de Caroline Chomienne, Corinne Atlas et Andrea Sitter.

La Leçon de danse


7. Conférence de Yann Dedet: Le cinéma, un tout

| Mardi 20 février, 21h00 |

«Le cinéma tient à peu de choses : l’incarnation d’un acteur-trice (beurk l’écriture inclusive-zif) ; le regard amoureux (ou haineux, voir Herzog) de la réalisatrice-teur sur lui-elle ; la qualité littéraire des dialogues, comprenant l’argotique et l’onomatopéique ; la vigueur et la profondeur du moment de vie racontée; et en les beautés ou agressions formelles des images qui sculptent l’espace, des sons qui chatouillent nos mémoires et des coupes temporelles qui sont la musique du film, souvent en contrepointant celle-ci.» Yann Dedet

Depuis 1971, Yann Dedet est le monteur de la plupart des films de François Truffaut, Maurice Pialat, Philippe Garrel, Manuel Poirier, Cédric Kahn, Amos Gitaï, Brigitte Rouan, Laetitia Masson, Catherine Corsini, Nicole Garcia, Caroline Chomienne.

Yann Dedet